Gynécologue

Gynécologue, le médecin spécialiste de la femme.

La vie d’une femme est régie par des transformations physiologiques de son corps : puberté, contraceptioin, grossesse, maladies, etc. C’est le rôle du gynécologue de prévenir et d’intervenir auprès des femmes pour les aider à mieux connaître leur corps.

Grâce à cette fiche et aux témoignages de Cindy, Elie et Camille, tous les trois gynécologues dans un cabinet, un centre médical et un hôpital, vous comprendrez mieux le quotidien d’un gynécologue, les compétences à avoir et le salaire.

En quoi consiste le métier de gynécologue ?

Cindy : Le gynécologue est un médecin spécialiste de l’appareil génital de la femme.

Elie : Il a un rôle d’expertise, de conseil et de soignant auprès des femmes. Il est là pour parler de sexualité, de contraception ou encore de dépistage du cancer. 

Camille : Il est à l’écoute des envies et des problèmes des femmes, que ce soit avant, pendant ou après une grossesse.

Qu’est-ce que vous aimez le plus dans votre métier ?

Cindy : Accompagner et contrôler la grossesse d’une femme enceinte jusqu’à la naissance du bébé est pour moi la partie la plus intéressante du métier.

Elie : Le suivi des patients, l’écoute et la prévention sont des missions très importantes dans notre quotidien.

Camille : C’est un métier de pointe, très connecté, à base d’analyses.

Qu’est-ce que vous aimez le moins ?

Cindy : Il faut savoir faire preuve de sang-froid pour être réactif face à des situations compliquées et savoir rester diplomate.

Elie : Il faut être résistant à la fatigue et au stress. Il y a parfois des gardes à faire la nuit, pour les urgences.

Camille : Et à l’hôpital, les horaires sont irréguliers : on peut travailler de jour comme de nuit, le week-end et aussi les jours fériés.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

Cindy : La communication est aussi essentielle pour prévenir les patients des risques et des maladies, des pratiques de consultation ou encore pour les aiguiller dans leur future grossesse.

Elie : L’écoute des patientes est primordiale. Et il faut être rigoureux lors des examens pratiqués. Une consultation n’est pas forcément un moment agréable pour les femmes, autant être doux et prévenant.

Camille : A mon avis, il faut faire preuve d’empathie et aussi de psychologie, surtout s’il y a un problème médical à annoncer.

Quelles sont les formations pour devenir gynécologue ?

Il faut faire des études longues de médecine pour devenir gynécologue, puisque la gynécologie est une spécialité de la médecine.

Après une première année d’études de médecine générale (PACES : première année commune des études de santé) avec un concours très sélectif en fin d’année, les 5 années suivantes servent aux apprentissages théoriques et pratiques, et c’est le concours de fin de 5e année qui permet d’accéder à l’internat selon les résultats et la spécialité choisie. Pour devenir gynécologue, il faudra ensuite encore compter entre 4 et 5 ans d’études. C’est le diplôme d’études spécialisées (DES) de gynécologie médicale ou de gynécologie obstétrique qui valide le métier.

Y a-t-il un concours ?

En tant que médecin, le gynécologue doit avoir franchi toutes les étapes du cursus des études de médecine : Paces (première année commune aux études de santé) concours, 2e, 3e, 4e, 5e et 6e années de médecine, avec les concours associés.

Existe-t-il des écoles de gynécologue ?

Sans une école de médecine, impossible de se diriger vers ce métier.

Quel est le salaire d’un gynécologue ?

Le salaire d’un gynécologue débute à 45K€ et peut aller jusqu’à 100K€. Cela dépend surtout de l’expérience et du lieu de travail (libéral, en clinique privée ou hôpital public).

Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui souhaitent exercer ce métier ?

Cindy : Soyez patient et acharné de travail ! Les études de médecine sont longues mais en valent la peine.

Elie : Il faut aimer la médecine et son métier.

Camille : Restez en constante veille médicale. La recherche scientifique doit être un de vos centres d’intérêt.

Quel autre métier auriez-vous pu choisir ?

Cindy : Obstétricien pour intervenir aussi pendant et après l’accouchement.

Elie : Un métier dans la recherche.

Camille : Pour moi, ce serait plutôt une fonction de direction dans la santé publique, comme médecin chef de service ou administrateur de l’hôpital, par exemple.